La Philosophie
Après l’ouverture et l’introduction à la philosophie dans le secondaire, le travail en Classes préparatoires offre la possibilité d’entrer de manière plus précise dans les textes des grands auteurs et d’approfondir la connaissance de leurs conceptualités.
En Hypokhâgne le travail est librement axé autour de six grands thèmes (l’art et la technique, la politique et le droit, la morale, la métaphysique, la science, les sciences humaines), qui sont autant de vecteurs pour s’interroger sur l’existence et réfléchir aux questions que pose notre temps, grâce à l’éclairage original que fournissent les philosophes de toutes les époques. En Khâgne le travail s’approfondit autour de l’un des six thèmes qui devient programme annuel.
Les exercices sont le commentaire de texte et surtout la dissertation, dont la maîtrise est la clef de la réussite pour tous les concours de l’enseignement supérieur. De manière plus générale, il s’agit d’apprendre à écrire afin de se rendre capable de développer par soi-même une pensée rigoureuse. C’est donc un travail dont la fécondité déborde largement le cadre de la philosophie entendue au sens strict. En effet, il ouvre sans cesse des perspectives de réflexions sur tous les grands domaines qui façonnent notre vie et notre culture.
La Géographie
En première année : pas de programme mais une découverte d’une matière (passionnante !!!) qu’en général les étudiants connaissent mal. L’accent est mis sur l’étude de la France, métropole et outre-mer. En parallèle, un thème plus spécifique est étudié. Les interrogations orales préparées à la maison permettent d’approfondir des questions étudiées.
Le second objectif ? améliorer la maîtrise de la technique de la dissertation. Des exercices de commentaire de documents sont également au programme de travail.
En khâgne, il faut se concentrer sur le programme de l’ENS de Lyon qui change chaque année avec en alternance, une question de géographie générale et une question de géographie régionale.
L’Histoire
L’histoire en classe prépa, c’est :
De l’exploration : celle de différentes périodes de l’histoire, des cités grecques à la France du XXe siècle, en passant par l’Occident au Moyen âge, les Grandes découvertes ou la vie dans la France de l’Ancien régime. Cette exploration est aussi géographique, et si l’histoire de France tient une place importante, les cours d’histoire permettent aussi de s’ouvrir à d’autres espaces du monde.
Un voyage d’une semaine est organisé à chaque fin d’année en Italie ou en Grèce.
Une sortie vélo « Boucles de la Seine » est organisée en fin d’année.
De la méthode : le travail de l’historien est basé sur l’analyse de documents (les sources). C’est pourquoi nous nous attachons à présenter divers types de sources : textes, tableaux, photographies, lettres, documents officiels… y compris les monuments (une visite sur le thème Rouen gothique est organisée chaque année). Apprendre à les commenter, à l’écrit ou à l’oral, est au cœur de notre enseignement.
Une ouverture culturelle et humaine : car l’histoire est avant tout celle des hommes et des femmes du passé. Nous nous penchons sur l’histoire politique, l’histoire démographique, l’histoire sociale, comme celle des économies ou des manières de vivre et de penser. Nous sommes attentifs aussi aux nouveaux objets de la recherche historique : histoire coloniale et mondiale, histoire du genre, histoire culturelle.
L’Anglais
En classe d’hypokhâgne, les étudiants poursuivent et approfondissent l’étude de l’anglais. Au programme : lecture de textes d’auteurs, travail sur la prononciation, reprise des faits de langue, analyse de textes littéraires, de textes de presse. Enfin, les étudiants pratiquent la traduction (version et thème).
Les objectifs ? consolider la maîtrise linguistique et avoir des repères culturels solides.
Les professeurs seront à l’écoute des étudiants pour les faire progresser en fonction de leurs besoins, dans les domaines de la compréhension et de l’expression, écrite ou orale.
L’Espagnol en LVB
Le premier objectif est bien sûr de consolider les bases grammaticales et lexicales autour de ces thématiques. Le second objectif de ces deux heures passées ensemble est de comprendre l’actualité de l’Espagne et de l’Amérique Latine. Pour ce faire, le cours se centre sur la presse pour étudier les grands enjeux socio-politiques de l’aire hispanique.
L’Allemand en LVB
L’allemand LVB comprend un enseignement obligatoire de deux heures. Dans ce cours, nous étudions l’actualité du monde germanophone. Ainsi, vous vous préparez au mieux à l’oral de l’École Normale Supérieure de Lyon, durant lequel vous devez commenter un article de presse. Cela ne nous empêche pas de reprendre les bases, en vocabulaire et en grammaire. Vous serez donc aptes à passer aussi un oral de LVB d’un concours d’ école de commerce. Le format de l’épreuve orale est quasi le même.
Si vous suivez également l’enseignement complémentaire en allemand, vous avez la possibilité d’avoir en hypokhâgne quatre heures de cours en LVA et quatre heures de cours en LVB. Cela permet à de nombreux élèves d’intégrer les écoles de traduction parisiennes.
Et, cerise sur le gâteau – das i-Tüpfelchen- le professeur d’allemand vous proposera peut-être un voyage durant l’année scolaire !
Nous espérons vous retrouver nombreux ! Vous étudiez une langue qui devient plus rare, et peut donc représenter un grand atout durant vos études ou plus tard sur le marché du travail.
Les Lettres Modernes
En littérature française, le programme est construit autour d’œuvres canoniques des différents genres et différentes époques, au libre choix du professeur. Le Quart-Livre de Rabelais, le théâtre de Marivaux, La Chartreuse de Parme de Stendhal, Le Parti pris des choses de Ponge par exemple. L’étude fine des textes et des enjeux esthétiques des œuvres est articulée à des questions de théorie littéraire. Cette part de la réflexion est un volet nouveau dans l’approche des textes pour les étudiants issus de terminale. Ils approfondissent ainsi leur culture et leur capacité de réflexion sur le geste artistique et le geste de pensée que constitue la littérature. L’étude leur permet de développer un propos dissertatif sur des questions littéraires (le rapport de l’auteur au lecteur, le rapport entre les œuvres, le travail des formes et des genres,…), et d’argumenter par l’analyse des œuvres.
L’étude des textes se déroule sous forme d’explications linéaires portées par un projet interprétatif. Les étudiants s’y entraînent en cours et à l’occasion des « khôlles ». Ils s’exercent ainsi à la maîtrise de l’exposé oral et de la composition écrite. Le cours est magistral ou dialogué, il s’appuie sur les lectures des étudiants. L’échange vise à aiguiser le regard sur les productions littéraires et à en partager la profondeur et la saveur.
Les Lettres Classiques (latin, grec) : Langues et culture de l’Antiquité
Le Lycée Jeanne d’Arc offre la possibilité de commencer ou de poursuivre l’étude des langues anciennes, le grec et le latin. L’année d’hypokhâgne prévoit l’étude au choix de l’une de ces deux langues ou des deux. Elle offre en parallèle un enseignement de la culture et de la littérature antiques.
* Études des langues anciennes (latin et / ou grec), 2 à 3h / semaine :
- Grand débutant
- Continuant
- Possibilité de combiner l’étude du grec et du latin, même en débutant dans les deux langues.
* Cours de culture antique (1h / semaine pour tous les élèves d’hypokhâgne)
Ce cours offre un panorama des littératures grecque et romaine qui sert de toile de fond aux études littéraires. Cela facilite l’interaction avec toutes les autres disciplines enseignées. Il permet de poser des jalons historiques, des repères qui structurent la perception du monde antique. Ainsi, les étudiants peuvent voir autrement la littérature, l’histoire, les grands cadres culturels de l’antiquité gréco-romaine qui fondent notre culture européenne. Cela permet aussi l’appropriation moderne de cet héritage antique.
L’étude des langues anciennes (ou Langues Vivaces) a entre autres vertus celles de développer :
- les connaissances linguistiques (en latin et en grec, mais aussi en français et en langues vivantes). La maîtrise de l’expression s’améliore, ainsi que les techniques de traduction qui restent les mêmes quelle que soit la langue ;
- les capacités d’analyse logique et de synthèse, les facultés de rigueur et d’attention aux détails d’un texte. En effet, la pratique de la traduction incite à passer par le corps des mots, de la syntaxe, dans un commentaire littéraire. Cette capacité se transpose à l’étude de chaque texte littéraire.
- l’esprit critique et la capacité de ne pas plaquer un système de pensée sur un autre, l’ouverture à des formes de pensée ou de culture qui échappent à nos a priori, et la faculté d’aborder avec un regard plus riche, des interrogations plus fécondes ce qui semblait jusque-là aller de soi.
- une solide culture pluridisciplinaire, fondée sur la découverte de chemins parfois insoupçonnés entre les différents domaines (littéraire, philosophique, artistique, historique …). Elle offre parfois la joie de comprendre par une voie détournée ce qui semblait inaccessible dans une approche frontale.
Langues Vivaces

Chaque année, en mai, nous célébrons la vivacité des langues anciennes et leur faculté de survie contre vents et marées. C’est la Journée des Langues Vivaces.
Les élèves du Lycée Jeanne d’Arc, mais aussi d’autres lycées ou collèges, parfois même d’autres régions, se réunissent pour faire vivre les textes et la culture grecs et latins, pour déclamer des vers, jouer des scènes de théâtre en grec ancien ou en latin, déclamer les périodes d’orateurs antiques.
Elles sont surtout l’occasion d’un partage passionnant autant que stimulant autour d’une Antiquité bien en vie, et d’inoubliables rires.
